





Avant d'être un garage, ce bâtiment était une maison close à Cambrai. Elle était située au pied du château de Selles. : La Voix du Nord Le 9 décembre 1905, le député socialiste Aristide Briand faisait voter la loi concernant la séparation de l'églises et de l'État . Cel- le-ci met fin au Concordat napoléonien de 1801 qui régissait les rapports entre le gouvernement et l'église catholique. Elle procla- me la liberté de conscience et garantit le libre exercice des cultes.
Dans le Cambrésis, cette décision a généralement été mal accueil-lie, comme en témoignent des documents ayant appartenu à Mgr Sonnois, évêque de Cambrai de 1892 à 1913, ou à son coadjuteur (adjoint) Mgr Delamaire, qui lui succédera. Le n° 96 de Jadis en Cambrésis rappelle le contexte dans lequel cette loi est survenue, de quoi sont constitués les fonds diocésains et qui étaient ces deux évêques.
Ces informations sont complétées par une sélection de documents d'archives : il est décrit comment le sous-préfet de l'époque fit forcer les portes pour pratiquer l'inventaire de la cathédrale de Cambrai, les lettres de protestations et de soutien, l'évacuation du séminaire, l'expulsion du palais épiscopal, etc.
La deuxième section raconte « le canal reliant la Sambre à l'Oise, qui passe à Catillon, Ors et Rejet-de-Beaulieu ».
Un projet qui date du Moyen Âge ! « Rares sont ceux qui devinent l'extraordinaire travail d'invention et de prouesse technique nécessaire à sa réalisation. » Ce manque étant désormais comblé, savez-vous qu'il existait un authentique projet de canal Sambre-Escaut ?
Neuf pages sont ensuite consacrées à l'historique de la société catésienne de chaudronnerie Degrémont, créée en 1871, qui eut jusqu'à 200 salariés. L'entreprise subsiste, mais cette époque est malheureusement révolue... Enfin, le Manuel des agents de police nous livre quelques-unes des règles délicieuses auxquelles veillaient les fonctionnaires à l'égard des « filles publiques », qu'elles soient « isolées » ou « de maison » (de tolérance). En 1924, une maison close est érigée au pied du château de Selles. Elle s'appelait La Mosquée ou Le harem (notre photo) en raison de ses charmes exotiques. Elle fermera ses portes après la loi Marthe-Richard qui, en 1946, abolissait en France les bordels légaux... Les bâtiments sont devenus par la suite un garage.
BRUNO DEMEULENAERE
> « Jadis en Cambrésis » n° 96, 6 E en kiosque. Les Amis du Cambrésis, 246 rue C.-Gide, à Rumilly Tél : 03 27 83 45 17.
Soyez le premier à donner votre avis