

Carlo Meneghetti sera du rendez-vous demain. : La Voix du Nord Et ce n'est pas Jean-Marie Doerler, le président du CCVO, et son équipe, qui diront le contraire. Lorsqu'il s'est vu proposer l'organisation de cette épreuve, « la veille de l'avant-dernière manche de la coupe du Monde de cyclo-cross, fin janvier à Liévin », ce dernier a de suite dit oui. Pour son club et la commune de Villers-Outréaux, hériter d'une telle épreuve, « qui ne s'est pas disputée depuis plus d'une vingtaine d'années », allait en effet leur permettre de soigner leur image.
Si la vingtaine de membres qui compose ce club - qui n'est plus affilié à la FFC mais qui continue d'organiser des épreuves grâce au support du CC Cambrai où est également très investi Jean-Marie Doerler - continue à se rassembler « pour participer à des randonnées cyclo dans le secteur », cela ne les a en effet jamais empêchés de continuer à organiser des rendez-vous phares du calendrier régional. À commencer par le Grand-Prix de la Broderie, bien sûr, qui a vécu ses plus belles heures de « 1996 à 2000 ». « En 1998, se souvient même le président villersois, l'épreuve avait été remportée par Thor Hushovd et au départ de cette édition, on comptait de nombreux champions comme Ermenault, Capelle, Oussov, etc. » Mais le CCVO et Villers-Outréaux, c'était aussi la finale du Challenge de l'Avenir, l'an passé. Un rendez-vous qui avait été parfaitement organisé.
Bref, si le côté "récompense" ne doit très certainement pas être étranger au choix du CCVO par le Comité régional, dans l'organisation de ce contre-la-montre individuel, un petit mot de la part de ces mêmes responsables du Comité sur ce qui les a poussés à relancer cette épreuve à Villers-Outréaux aurait très certainement été très apprécié des bénévoles qui oeuvrent depuis des semaines. Heureusement, ce manque de communication n'a toutefois pas trop eu de répercussions sur l'engouement autour de l'épreuve.
Chez les minimes-cadets, ils seront en effet 38 partants, chez les juniors 21 et chez les seniors 32. Des effectifs qui pourraient paraître faibles mais qui suffisent largement au bonheur des organisateurs. « On n'aurait pas pu accueillir plus » avoue Jean-Marie Doerler. Heureusement donc que les Picards, également concernés par cette épreuve1, ont comme fait l'impasse sur le rendez-vous. Et ce par « manque de communication » d'après les échos obtenus par l'un de nos confrères axonais, auprès de coureurs de son secteur (l'Aisne). Comme quoi le silence, parfois, peut aussi avoir du bon...
F. BOURGIS
1 Le Comité Picardie a été convié à organiser à Villers-Outréaux son championnat régional.
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